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Compte-rendu mission octobre/novembre 09

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que 4 membres de l’équipe HAMAP EDUCATION sont arrivés à Koudougou le 21 octobre 2009 pour participer à une mission essentiellement consacrée à la campagne de prévention contre le paludisme mais aussi, en partenariat avec Camelia Burkina, à l’aide à l’alphabétisation, à l’hygiène et à la santé au village de Gundi. La coresponsable d’HAMAP EDUCATION les a rejoints le 27 octobre avec pour objectif :

* de participer à la prévention paludisme,
* de prendre contact avec les autorités locales ou étatiques, les organismes internationaux,
* de mieux cerner et obtenir les autorisations pour une action d’HAMAP EDUCATION sur le terrain.

La prévention paludisme, sous l’égide de Jean Jacques Cruchant a pu être menée à bien, voici son compte rendu :

« Le département Prévention Santé associé aux membres de HAMAP EDUCATION à réalisé , comme prévu une campagne de sensibilisation au paludisme lors de cette mission.

La région de GOUNDI, à côté de KOUDOUGOU,était ciblée : environ 1500 écoliers, 22 enseignants et 4 directeurs d’école ont été contactés sur ce seul site.
Un petit cours, fondé surtout sur le dialogue avec les élèves, permettait de délivrer des notions simples sur le paludisme, la cause de la maladie, sa prévention, son traitement.

Notre bande dessinée venait systématiquement en appui de cet échange pour illustrer les points essentiels à retenir. Afin d’impliquer les élèves, un sketch reprenant l’ensemble des données à assimiler était réalisé par chaque classe à la fin de notre présentation, cela donnait à chaque fois un côté ludique à cette campagne de sensibilisation et les petits écoliers s’impliquaient toujours avec un grand enthousiasme.
Toutes les classes ont reçu des copies plastifiées en format A3 de notre BD.
Chaque école visitée va présenter, en février prochain, un spectacle de théâtre sur le thème du paludisme. La meilleure représentation recevra le Prix 2010 HAMAP PREVENTION SANTE, d’un montant de 100 000 CFA destiné à l’achat de matériel scolaire pour l’établissement gagnant. Des intermèdes musicaux et des danses locales émailleront cette fête qui doit avoir lieu un jour de marché afin de faciliter la présence des parents augmentant ainsi l’incidence de la sensibilisation à la maladie. Grace à cette méthode le paludisme va être évoqué pendant plusieurs mois dans les écoles et dans les familles.
Monsieur SEYDOU K. ZAGRE, Maire de KOUDOUGOU, se montre très intéressé par notre initiative, ainsi que Monsieur Patrice A. COMBARY, Directeur Régional de la Santé du CENTRE-OUEST.
Des sensibilisations au paludisme ont été également réalisées de façon ponctuelle dans des Centres de Réadaptation Nutritionnelle (CREN), des orphelinats ou des communautés religieuses à Boulsen, Kokologo et à Koudougou.
Par ailleurs, HAMAP a fourni à notre Association partenaire Camélia Burkina des nouveaux anti paludéens de type ACT, pour traiter en particulier les petits enfants victimes de la maladie. »

En ce qui concerne la prévention et l’éducation à l’hygiène, c’est avec beaucoup d’amour que Cathy Flament a pu baigner les petits, laver les têtes où souvent la teigne sévissait et montrer aux mamans l’intérêt d’une meilleure hygiène pour leurs enfants.

Louisette Le Fers, Marie Line Fernandez et Nadine Estelle ont aidé les enfants de l’école Camélia Burkina dans leur apprentissage scolaire . Cette école a ouvert le 26 octobre et des maîtres locaux étaient là pour assurer les cours, l’action des membres d’HAMAP ne pouvait donc être que de les assister ponctuellement ; le niveau des élèves étant très disparate elles se sont occupées plus particulièrement de quelques enfants en grande difficulté.
Un partenariat a eu lieu entre cette école et celle de la Ciotat : les enfants ont été heureux de recevoir un imagier, des petits mots et des dessins . En retour ils ont réalisé de magnifiques dessins pour leurs amis français, HAMAP faisant le lien entre les deux écoles.

Les vêtements et livres donnés par les parents de l’école du Beausset ont été distribués.

Un match de football a opposé les célibataires aux mariés de Gundi, tous porteurs de maillots donnés en février dernier. Les mariés ont remporté la victoire !

Toute l’équipe s’est aussi rendue un jour à Boulsin où un projet d’école de la rue est en cours. Le Naaba Koom nous attendait et nous a accueilli avec tous les honneurs ! Il nous a demandé , comme déjà convenu, de financer l’achèvement des travaux de construction de cette école. A la demande de Louisette il a immédiatement téléphoné aux différents fournisseurs de matériaux et chiffré le montant des travaux. Il nous a ensuite proposé un autochtone pour faire fonction d’instituteur qui devrait être formé durant une semaine lors d’une prochaine mission.

L’entrevue avec le maire de Koudougou a permis d’obtenir l’autorisation d’ouvrir cette école. L’inspecteur de l’alphabétisation et de l’éducation de base tant formelle qu’informelle de la région nous informe qu’il a dans sa structure des formateurs qui participeront à la formation de l’instituteur.
Il est évident que vu la situation de Boulsin, seul un local peut y résider et que l’action d’HAMAP EDUCATION doit se résumer à le former, à financer son emploi, à contrôler épisodiquement son travail sur place et à apporter des fournitures scolaires nécessaires aux enfants qui sont privés de tout matériel scolaire.
Nous nous sommes aussi rendus dans un petit orphelinat dont la responsable souhaite créer un centre d’alphabétisation, mais le projet nous parait difficilement réalisable car les enfants sont trop petits. Par contre, l’orphelinat est très sommaire, nous sommes extrêmement émus par ce dénuement et ces petits qui s’agrippent à nous, aussi avons-nous décidé de leur apporter des vêtements et 100 kilos de riz.

Enfin, Cathy, Jean Jacques et Louisette se rendent à Kokologo où ils sont accueillis par le prêtre Vincent qui nous fait visiter des écoles tenues par des sœurs, les enfants comme les salles de classe sont impeccables de propreté et le travail des enseignants parait particulièrement efficace. Malgré ces écoles privées et les écoles publiques, nombre d’enfants ne sont pas scolarisés par manque de moyens des parents, (les écoles mêmes publiques sont payantes), Vincent souhaiterait que nous puissions créer pour eux des centres d’alphabétisation et d’éducation de base.

De plus, pour essayer d’aider les plus démunis, il souhaite construire un clapier où il mettrait une dizaine de lapins qui pourraient se reproduire et qu’il vendrait ensuite. Cela lui permettrait d’acheter du mil quand le prix est bas et de le revendre à un prix social quand il augmente, voire de le fournir quasi gratuitement aux plus démunis. Nous décidons de lui apporter une petite contribution et attendons de voir ce qui aura pu être fait en février.
Enfin, restée seule à Ouagadougou le 5 novembre, Louisette a pu prendre contact avec l’ambassade, l’UNICEF, l’AFD (Agence Française de Développement) et la DEP (Direction des Etudes et de la Planification). Au final une grande partie des objectifs a pu être réalisée, l’accueil des burkinabé a été particulièrement chaleureux. Le Burkina Faso est un pays pauvre, la malnutrition est souvent présente, dans les villages des enfants aux gros ventres, aux vêtements parfois en lambeaux mais le plus souvent enfants et adultes ne se départissent pas de leur sourire, de leur bonne humeur et même de leur humour nous donnant de véritables leçons de vie…. Alors nous n’avons qu’une envie : retourner les voir et leur apporter notre modeste contribution.

Article de Louisette Le Fers

Publication : novembre 2009

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